lundi 18 avril 2016

Remade in Normandy



Nouveau billet sur ce blog presque 9 mois après le dernier publié… tant de choses ont bouleversé notre vie ces derniers mois. Beaucoup de remises en questions, de changements dans notre vie, dans notre libertinage… comme dirait l’autre : « bref… » Et il y a quelques semaines, la Miss me propose de « ressortir »… c’était prévu entre nous, mais nous n’avions pas encore fixé de date précise, on laissait faire l’envie se profiler.

A la base, il était prévu de se rendre au fameux apéro d’Olivier Chapeau, mais vu que notre sortie n’était possible que le samedi, nous avons finalement dû changer notre fusil d’épaule. Nous avions tout d’abord pensé à retourner au Taken, notre club fétiche parisien. Mais avec la possibilité de pouvoir s’évader, nous avons profité d’un week-end raccourci en Normandie pour renouer avec les clubs.

Nous avions le choix entre deux clubs, celui que nous connaissions déjà, et le nouveau venu de Caen, le Beluga. Choix cornélien puisque les photos sur le site de ce dernier étaient très tentantes. Mais une soirée netech au Beluga ce soir-là nous refroidissait un peu. Pas envie de voir des photographes ou des cameramen dans le club, et même si ce n’était pas forcément évident, c’était une possibilité. Nous nous sommes donc reportés sur le club que nous connaissions depuis longtemps : l’Orphéa à Chicheboville.



Arrivés très très tard, à cause d’un dîner commençant à 21h30 au lieu des 20h habituels dans notre restaurant caennais favori, nous pensions retrouver un club bondé et où les festivités seraient déjà bien entamées. Mais une fois passé la grille d’entrée (après avoir sonné deux fois), le nombre de voitures présent dans le parking nous fait penser que le club ne sera pas bien plein. (A peine une vingtaine de voitures, pour un club qui peut accueillir presque 80 à 100 couples.)

Une fois notre vestiaire (gratuit, petit clin d’œil aux malheureux qui ont participé à l’after de l’apéro parisien de ce week-end.) déposé, nous franchissons le rideau rouge et voyons une piste avec 4  à 6 couples sur la piste. Nous voulions juste sortir pour nous, sans chercher quoi que ce soit d’autre, nous ne nous offusquerons donc pas de ce manque d’ambiance, vu que le club a une partie balnéo très bien équipée et très bien décorée qui nous comblera parfaitement, même avec peu de monde.

La piscine couverte de l'Orphéa avec toit ouvrant.

Nous faisons le tour des coins câlins en guise de reconnaissance, vides pour la plupart également, et retournons au bar. Après avoir terminé nos verres, nous décidons de passer dans la partie balnéo. Nous nageons quelques minutes en compagnie de deux autres couples dans la piscine, ambiance assez sage. Puis, nous passons dans le jacuzzi où 4, 5 couples se détendent, de façon plus ou moins poussée. Nous nous échauffons tous les deux puis décidons de passer dans le hammam. C’est assez étonnant de passer 15 minutes seuls dans un hammam libertin quand on a fréquenté ceux du Moon… mais ces 15 minutes seront délicieuses pour la Miss. Un cunnilingus qui lui fait tourner la tête au sens propre, et même si aucune main ne viendra effleurer ses seins cette fois-ci comme il était de coutume au Moon, le plaisir est largement aussi puissant.

Le Hammam. Pas trop chaud, parfait pour une partie de plaisir.

Nous repartons vers le jacuzzi. Deux couples s’échauffent mutuellement, s’occupant de leurs dames. La Miss est très réceptive à ce spectacle, la situation l'excite au plus haut point et mes caresses le confirment. Les gémissements de ces dames accompagnés de ceux de ma moitié embellissent la pièce et atténuent le bruit des turbines du jacuzzi. A côté de nous, un monsieur avec sa dame n'aura jamais quitté la Miss des yeux mais n'aura jamais tenté quoi que ce soit. Après un très bon moment passé à deux dans cette eau délicieuse, nous décidons de sortir pour terminer ce que nous avons commencé du côté « sec ». Elle sait que j’adore « jouer » selon les ambiances des salles.


Les couloirs des coins câlins.
Entre temps, nous reprenons un verre au bar, la musique est assez lente, et il n’y a plus qu’un couple dansant sur la piste. C’est vraiment très bizarre, et d’ailleurs, nous ne danserons pas de la soirée. La Miss me chauffe énormément ce soir et il ne faut pas très longtemps pour que je la presse de terminer son verre pour aller nous amuser plus avant.
Nous nous dirigeons vers le bout de la piste et empruntons le couloir coquin pour flâner un peu au gré des salles. Un couple, visiblement, fait comme nous. Il semble un peu plus âgé. Nous nous arrêtons dans la salle « donjon » où j’ai promis à ma douce une séance de martinet. Mais manque de chance, pas de martinet, juste un paddle. Nous continuons donc et nous arrêtons dans la salle ciné où la Miss s’occupe de moi d’une manière absolument divine et torride. Personne encore dans cette salle à part nous. Même pas de passage. Ce club est décidément bien vide ce soir.


La salle de ciné. Pas très remplie généralement.
Je propose de revenir vers la salle « Donjon » où je l’attache finalement à la croix de St André. On voit l’homme du couple que nous avions remarqué attacher sa dame sur « la chaise gynéco » qui répugne totalement la Miss. Ce doit être un sentiment très spécial d’être attaché là, je l’admets. (J’aurais peut-être dû lui proposer de m’y attacher, moi.) Je cherche le Paddle et malheureusement, l’autre couple l’utilise en même temps. Je prends donc mon mal en patience et commence à embrasser la Miss, la caresser. La tension monte. Je relève sa robe… et je m’apprête à lui donner une ou deux tapes sur les fesses quand l’homme me tend le Paddle. Il a compris et visiblement, il aimerait voir comment j’administre les coups à ma douce. J’oscille les baisers et caresses avec les tapes. La Miss est très excitée, entre la surprise des coups de Paddle et les différentes caresses que je lui prodigue. On entend la femme du couple derrière gémir également. C’est une situation assez nouvelle et très excitante.


La nouvelle salle SM du club avec la croix de St André à gauche.

Je décide de la détacher. Elle me propose d’essayer le Swing, espèce de balançoire où madame se pose et peut se balancer au gré de mes allers et venues. L’effet est garanti, et on entend aussi le couple derrière faire l’amour. Un homme, à la demande du couple, viendra caresser les seins de la dame, mais rien de plus. Les couloirs sont déserts. Ils terminent avant nous. La dame vient nous demander si elle peut caresser la Miss qui décline la proposition, elle préfère se concentrer sur mes va-et-vient qui la font gémir de plaisir. Nous nous en tiendrons à ce « côte à côte » ce soir, pour cette reprise. La dame n’a pas l’air plus déçue que ça. Tant mieux. Ils étaient vraiment sympathiques, et la Miss m’avouera en rentrant qu’elle ne sait pas si elle aurait refusé à l’homme également.

Le Swing et la chaise "gynéco" de la salle SM.

Nous ne finissons pas vraiment notre étreinte et je lui propose de rentrer pour la finir en privé… une étreinte qui ne nous laissera pas beaucoup dormir cette nuit-là, tant elle fut intense.

La Miss est ravie de ce retour et je vous l’avoue, moi également. Mais nos sorties en club se feront plus rares désormais. Pour mieux en profiter.


Quant au club, il est toujours aussi sympathique même si ce soir, deux trois choses m’ont perturbé. J’ai demandé au gérant si l’autre club leur avait fait « mal » avec l’ouverture, visiblement c’est plus la conjoncture actuelle qui l’embête que son concurrent. Il y a beaucoup moins de personnes qui sortent en club qu’avant. C’est son constat. L’autre chose qui m’a un peu choqué, c’est de voir un couple (heureusement, un seul) avec la dame en pantalon et les messieurs en jean. (il y avait en fait deux couples ensemble, dont une dame en pantalon.) Première fois que je vois ça dans un club. Je pense que ces personnes étaient débutantes et qu’elles ont débarqué ici sans savoir vraiment ce que c’était. Je trouve dommage de favoriser 4 entrées de plus et de ne pas tenir compte de ce dress code si important en club. Evidemment, nous n’aurons pas vu ces 4 personnes en partie balnéo ou dans les coins.

La piste du club. Pourtant très accueillante.


8 commentaires:

  1. Bravo pour ce retour aux affaires.
    Le récit est toujours aussi excitant. Le club a l'air effectivement très bien configuré.

    Nous avons joué une fois dans une chaise gyneco, nous adorons le swing. et n'avons jamais testé de croix de saint andré...

    Bises a tous les deux.

    Laume

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    1. Merci, c'était effectivement un sacré retour. ;)

      La chaise rebute totalement la miss, rien que le nom d'ailleurs.

      Nous avions essayé brièvement le swing au château des Lys une fois, mais là nous l'avons monopolisé. La croix est quelque chose d'assez fabuleux, et elle a tendance à attirer les gens. Un pouvoir un peu fascinatoire. Et en mélangeant "tapes" et caresses, ça décuple les sensations...

      Bises à tous les deux également.

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  2. Puisque tu m'y invites si gentiment, je vais développer un peu.
    Ce que je déplore, c'est cette pression pour d'une part "l'élégance et la classe", d'autre part l'injonction faite particulièrement aux femmes d'être en jupe.
    Commençons par la jupe. OK, c'est un attribut de la féminité, vu que seules les femmes en portent (on laisse de côté le kilt écossais). Pour autant, ça a été une des grandes évolutions de la mode féminine (merci Saint-Laurent) que d'avoir conquis le pantalon. Une femme en pantalon peut être 100 fois plus élégante qu'une autre en jupe. Pourquoi dès lors la jupe ? Parce qu'elle se remonte facilement sur les hanches, même si ce n'est que symbolique, et elle permet à l'homme de "prendre" la femme. La jupe, symbole de domination ? Oui, clairement, quand elle est imposée, à plus forte raison dans un contexte à forte connotation sexuelle. Et c'est là que ça me dérange. (marche aussi avec la petite robe noire, évidemment).
    Ensuite sur l'injonction de classe et d'élégance, style Les Chandelles. Je précise que je n'y suis jamais allé, mais on en lit assez sur le sujet pour se faire un premier avis. A titre personnel, je suis plus proche de ce qui se pratique au Kit Kat, à Berlin, où tu viens comme tu es, que ce soit classe, casual, voire punk avec des piercings ou en chaise roulante. Tu as un bon billet sur le sujet sur le site du magazine de Wyylde http://lemag.wyylde.com/love-trotter-berlin/. Je me demande si cette injonction à la classe et à l'élégance n'est pas un truc typiquement français, d'ailleurs. Une certaine idée du chic (forcément parisien) que l'on s'impose. Or je ne vois pas pourquoi les clubs et les pratiques libres au sens plus larges seraient réservées uniquement aux "beautiful people" qui ont les moyens de se payer des tenues de soirées. Je n'aime pas ce type de sélection, qui fait qu'on ne se retrouve qu'entre gens du beau monde, j'ai déjà vécu des moments géniaux (pas forcément sexuels, évidemment) avec des gens plus modestes, qui ne se sentent pas obligés de "se la péter" (j'emploie des mots forts à dessein) pour se donner du bon temps.
    Le milieu libertin passe pour plus ouvert que la majorité de la population, mais je trouve que ces deux règles vont complètement à l'encontre de l'idée même de liberté. A titre personnel, j'ai déjà assez de contraintes dans ma vie pour ne pas m'en rajouter d'autres, artificielles, quand je sors m'amuser :-) En ce sens, je trouve le principe du club humide, sauna / hammam / jacuzzi, plus égalitaire, moins sélectif, plus inclusif. Tous à poil sous la serviette ou le pagne, au moins on n'est pas victime des apparences et d'une robe ou d'une tenue qui n'est pas à la dernière mode.
    Maintenant, ce n'est que mon avis, et je ne chercherais pas à l'imposer :-) Liberté, liberté chérie, combat avec tes défenseurs. Mais pour autant, je ne me conformerais pas à un jeu de règles qui ne me convient pas, surtout quand il s'agit de vie privée.
    Et enfin, j'aurais toujours du mal à me départir d'une vision "politique", au sens très large du terme, d'où les réflexions sur la domination etc. Mais c'est moi, j'ai grandi comme ça, et c'est mon mode de pensée. Pour autant, j'aime discuter et débattre.
    A vos réponses ! :-)

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    1. Bonsoir
      C'est un commentaire assez intéressant à lire.
      Alors pour commencer, je ne suis pas un "partisan" ultime de l'élégance à tout prix. Ce n'est pas ce que j'ai voulu "dénoncer".
      Je vais essayer de répondre de la façon la plus structurée possible sans m'égarer.
      Concernant la jupe. Tu (on va se tutoyer, je trouve ça plus approprié dans ce genre de débat...) n'as retenu que le pantalon de la dame. Hors, j'ai aussi mentionné que les deux hommes étaient en Jean. Même si on voit plus d’hommes en jean dans les clubs de province généralement, ça me choque quand j’en vois.
      L’élégance, pour moi, ce n'est pas une question de moyens, c'est une question de style, et de personne. J'ai déjà vu en club des couples dont la dame était en robe tout à fait classique (et pas forcément de marque) et qui avait plus de prestance et de sensualité qu'une autre en supra tenue sexy à qui ça n'allait pas, mais vraiment pas. (Pareil pour les hommes.) Et comme tu le dis, le pantalon chez une femme peut-être aussi très sexy, je ne dirai jamais le contraire.
      La pression dont tu parles ne se trouve qu’en club, j’ai rarement vu « jupe obligatoire » ailleurs. Par contre, on voit peut-être un peu plus souvent « tennis et survêtements » interdits. Hors là, c’est aux hommes que ça s’adresse et pas que dans des clubs libertins. Ce n’est donc pas une pression uniquement destinée à la femme et obligatoirement « libertine ». Il s’agit juste d’un « dress-code », comme la définition l’indique. C’est une sorte de guide destiné à des gens qui veulent participer à des soirées. Je me vois mal, sous couvert de résister à une pression, me présenter au bal des princesses en jean tennis.
      Dans les clubs belges, ce souci de jupe et de Jean est réglé puisque c’est tout le monde en sous-vêtements et lingerie à partir d’une certaine heure. Je suis certain que nous n’aurions jamais vu ces deux couples dans un club belge. Nous ne les aurions pas vus non plus dans un sauna.
      Maintenant, quand on parle de club libertin, il s’agit d’un lieu privé, auquel on demande d’accéder. Il me semble donc logique et normal qu’on se plie aux règles du lieu. Autant sur la tenue que sur le comportement. Le club n’impose pas notre venue. On la choisit. Donc, si on s’y rend, c’est qu’on accepte ses conditions, de façon intrinsèque. Ce n’est pas une question de liberté. Juste de conformisme, comme tu l’as dit.
      Pour résumer, c’est une question d’us et coutumes, pas une question de connotation sexuelle ou d’élégance à tout prix. Et je trouve injuste que lorsque des personnes font l’effort de se conformer à quelque chose, on puisse autoriser à d’autres de leur montrer qu’ils n’en avaient pas besoin. C’est assez déplacé je trouve. Ca s’adresse aux hommes, aux femmes, et aux couples.
      J’espère que tu comprends mon point de vue.

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    2. Ci-dessous, les réactions qui me viennent pele mele en lisant vos commentaires :
      Je l'avoue : les tenues chics m'excitent plus que les tenues décontractées. C'est peut etre du au fait que le marketing de notre société a parfaitement bien fonctionné sur moi. Mais le coté punk, ou treillis ne m'attirent pas plus que cela.
      D'ailleurs, Je prefere largement une belle robe, meme simple et un pantalon chemise à de la lingerie comme on peut le voir dans les clubs nordiques.

      Nous considérons que nos soirées libertines sont des moments a part, hors du temps. Nous ne souhaitons pas y voir des choses que nous pouvons voir dans notre vie de tous les jours. C'est pour cela que nous adorons le Moon City et son ambiance indienne, l'ex Zénith (Aix les bains) et sa déco chalet alpin et le Mask et ses masques.
      Nous nous transformons, nous inventons des personnages, ...

      Quant aux critiques sur le coté élitiste des tenues, du porte monnaie, ... C'est effectivement quelque chose qu'on ressentait parfois dans les clubs parisiens ou le prix d'entrée est hallucinant. Mais en province, on est loin de cela., parfois trop loin de cela.
      Mais une tenue ne coute pas forcement très cher. Les Louboutins et les robes BCBG Max Azria, très peu pour nous.
      Pour une petite robe noire et une paire d'escarpins qu'on va mettre quelques fois, il n'y a pas forcement besoin de casser sa tirelire. (surtout qu'on a tendance a enlever tout cela rapidement)

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  3. Je ne peux qu'être d'accord avec Palaume.

    Mais nous avons rarement vu des Louboutin en club. Madame l'aurait tout de suite remarqué. :)

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  4. Pas évident d'écrire quelque chose d'original lorsque les sorties ne le sont pas forcément. (même si très agréables.) Mais nous allons faire un effort, promis... ;)

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