dimanche 2 avril 2017

Laisse-moi Zoom Zoom Zang! (Un anniversaire à l'usine, seconde partie.)



Voici donc la deuxième partie de notre soirée, qui se déroule dans un lieu peu banal : la Factory. La Factory est un endroit où sont organisés pour les femmes qui le demandent, des événements du genre Gang Bang, Bukkakes (douches de sperme), Public Disgrace (je ne suis pas certain qu’il existe un nom français pour décrire ça.) etc… il y est aussi organisé des soirées multi couples et des dîners libertins gastronomiques. Mais généralement ces soirées sont plutôt réservées aux couples très « actifs » et nous ne nous considérons pas comme tel. Vous devinerez donc que nous n’avons jamais fréquenté cet endroit et que l’occasion n’est que trop belle pour le voir dans cette configuration exceptionnelle.

Nous  arrivons au lieu indiqué dans les temps mais il faut l’avouer, le quartier est assez glauque. Quelques bandes de jeunes trainent, aux abords du lieu, on ne sait pas trop s’ils savent ce qu’est la Factory ou pas, mais je trouve étrange qu’il n’y ait de jeunes qu’aux abords de cet endroit précis. (Les autres rues sont vides.) Voyant d’autres invités arriver, avec des tenues assez sexy, je me dis qu’ils vont se faire « chahuter » et finalement je suis assez étonné, parce que ces jeunes ne détournent même pas la tête pour « reluquer les gonzesses ». (et encore mon vocabulaire, même s’il résume l’état d’esprit doit être à cent lieues du leur, je me fais vieux !)

Par contre, là où nous nous inquiétons c’est que nous ne trouvons aucune place pour se garer. Nous tournons pendant 50 minutes dans les rues adjacentes pour trouver une place. Nous rencontrons l’homme seul qui avait posé la question « utile » accompagné d’un couple qu’il véhiculait. Ils trouvent une place devant un feu rouge. Osé, mais bon, ça peut encore se prendre pour une « place ». Ils ont de la chance. Nous tournons encore de désespoir. Nous voyons pas mal de voitures garées sur des passages piétons, mais nous ne voulons pas nous retrouver avec une voiture à la fourrière en sortant de la soirée au milieu de la nuit.

Nous sommes prêts à abandonner et à rentrer (nous avions prévenu avant Olivier que nous étions dans une grosse galère.) quand nous voyons une voiture partir un peu plus loin. Nous trouvons une mini place assez grande pour notre voiture. Nous nous garons. La Miss, épuisée, hésite. Mine de rien, 50 minutes d’agacement ont achevé de la fatiguer. On décide de tenter quand même une percée, surtout qu’Olivier a des cadeaux qui l’attendent, nous aimerions bien voir ça.

Nous arrivons donc dans l’allée qui mène à la Factory, où une dame charmante en robe verte, très guillerette arrive vers nous, pleine d’enthousiasme. Nous demandant si on fume… malheureusement, nous ne pouvons pas la satisfaire. Mais elle nous accompagne jusqu’à l’entrée avec le même sourire.
Nous retrouvons Olivier qui nous dit qu’il était en train de répondre à notre message. Plus tard, je verrai un « heu » sur ma messagerie… à mon avis, c’était l’introduction et on l’a coupé dans son élan.

Il y a pas mal de monde, il y a un genre de hall d’accueil, avec une cuisine au fond et une salle de bains WC. Son cadeau est visiblement prêt et nous devons attendre une minute pour pouvoir descendre dans la salle principale où la remise sera faite. Nous voyons Pa très curieuse, elle a l’air excitée comme une puce à l’idée de savoir ce qu’il se passe. Nous arrivons juste à temps visiblement.
Nous descendons finalement et l’assistance fait asseoir Olivier au milieu de la pièce principale. Nous avions vu des photos de cette salle avant de venir. Moi je trouve que c’est assez fidèle mais la Miss est étonnée, elle voyait ça trois fois plus grand. La magie du grand angle… la salle ressemble un peu à une longue cave non voûtée, avec des murs de pierre, sur un des murs sont projetés des images via deux vidéo projecteurs. Il y a deux lits, un grand canapé et quelques fauteuils poufs, une salle de glory hole où une caméra peut filmer l’intérieur et la diffuser à l’extérieur. Une croix de St André, une barre de pole dance et d’autres accessoires. Pour vous faire une idée plus réaliste, voici une vidéo présentant les lieux :
 


By Mitsouko from Zerbum Yessir on Vimeo.



La Factory


On pourrait penser le lieu glauque à souhait ce qui en fait n’est pas le cas du tout. Après, la configuration est nettement plus basique qu’un club libertin. Pas de coins câlins fermés ou ouvert, mis à part deux petites pièces présentes. Il n’y a pas de piste de danse à proprement dit non plus puisque d’ordinaire, les gens ne sont pas là du tout dans cette optique-là.

 
Olivier se trouve donc au milieu de la salle accompagnée de sa petite soubrette. Nous nous mettons au fond et nous trouvons en face de nous Pa et Laume, là je me dis que c’est l’occasion ou jamais sinon pendant le spectacle ou même après, on risque de ne plus en avoir l’occasion. Ils étaient déjà bien entourés à l’apéro, donc je me lance et je vais vers eux. Evidemment ils nous reconnaissent de suite vu qu’ils avaient vu nos visages récemment en photo. Nous faisons connaissance mais le spectacle démarre assez vite.

La soubrette commence un petit mélange de strip tease et de lap-dance pour notre hôte de ce soir, et je n’avais pas vraiment fait attention au gros gâteau qui était posé au sol pour lui et là, une autre charmante nymphette en sort subitement. J’avoue que je ne l’avais pas vue venir, et pas grand monde non plus vu l’effet de surprise. Très réussi. Les deux nymphettes continuent leur show langoureux entre elles et en faisant aussi participer Olivier… très sincèrement c’est un très beau cadeau je trouve. Ce ne sont pas du tout des professionnelles, mais leur dévouement est tout à fait louable et réussi. La plus jeune semblait être tétanisée par l’effort apporté, craignant de ne pas avoir été à la hauteur. Si elle lit ce message, elle sera rassurée, je pense que tout le monde a apprécié, Olivier le premier. Les gâteaux arrivent avec des fusées fontaines. Deux gâteaux en forme de chapeau… délicate attention.
Puis une femme se déshabille et se retrouve en lingerie presqu’aussitôt, un peu comme si les hostilités étaient lancées. Mais c’est pour une autre sorte de spectacle un peu plus osé. (Nous connaissons la femme, mais pour la suite de ce récit, nous garderons l’anonymat, les gens n’ont sûrement pas envie qu’on dévoile tout ce qu’ils font dans les clubs.) Elle se penche en avant se tenant contre une chaise et un homme derrière elle se munit de deux martinets et commence un ballet de fouettés assez impressionnant. J’aime bien jouer de cet outil avec la Miss mais ça reste extrêmement soft. Là, le bruit est claquant et on se demande comment elle peut supporter et même y prendre du plaisir ce qui apparemment est vraiment le cas. On nous apprendra que ça ne fait pas si mal que ça en fait, et que le bruit est plus impressionnant qu’il n’y paraît. Nous sommes restés avec nos nouvelles connaissances et visiblement Pa et la Miss ne supportent pas trop le "fouetté sur la poitrine". Nous décidons de remonter la pièce en essayant de déranger le moins de monde possible. Pa se prend un coup de lanières de martinet sur la tête en se baissant pour passer.

Nous décidons de remonter boire une petite coupe et manger une part de gâteau chapeauté. On voit à ce moment-là que ça commence à chauffer, deux femmes commencent à s’embrasser très fougueusement, une allongée sur la table gynéco, on ne peut qu’imaginer la suite…
Nous discutons donc avec nos compagnons de soirée de choses diverses quand tout d’un coup, Pa remarque des godemichets posés à sa droite dont un qui attire particulièrement son attention. (les deux autres étant en bois plutôt du style sculptural et moins à usage récréatif.) En silicone, un vrai sex toy mais taille gourmande, couleur ébène. Et elle a l’idée assez géniale de proposer un genre de jeu du jambon où celui qui découvre au plus près la taille de l’objet gagne. Et visiblement ça marche puisque tout le monde commence à donner son petit avis. C’est Z lui-même qui fera l’arbitre et mesurera l’objet : 28cm de longueur pour 7cm de diamètre. Un peu trop gros pour nous.

Puis ils nous demandent si on veut sortir… une cour intérieure permet de pouvoir fumer mais le côté frisquet ne nous attire pas plus que ça, surtout que nous ne fumons pas. Ils sortent donc et ma curiosité me pousse à demander à la Miss si on peut descendre plutôt, là où il est censé faire plus chaud que dans cette cour.

Et effectivement, l’atmosphère s’est bien réchauffée. Pas mal de personnes semblent être bien parties. Nous voyons sur le canapé une femme se faisant caresser par un homme et lécher par un autre. Au fond, deux trois hommes prodiguant également quelques caresses buccales à des demoiselles. Une femme faisant une fellation à un homme qui regarde partout sauf vers sa partenaire. Ca choque assez la Miss qui a vu ça bon nombre de fois. Des hommes se faire « gâter » avec un air très froid tout en regardant autour comme si « ce n’était pas bien à la maison ». Visiblement en voilà un de plus.
Il y a quelques couples voyeurs qui s’échauffent aussi un peu. Et nous commençons nous aussi à sentir la chaleur monter malgré notre fatigue. J’embrasse tendrement la miss et commence à la caresser. Puis plus avant. Le spectacle nous chauffe bien. Mais alors que je l’embrasse j’entends un « Eh ben dis donc ! » qui nous coupe direct dans notre élan. Pa qui arrive comme une tornade de sa pause cigarette. (Oui, Pa, tu me dois un « jus de pommes » la prochaine fois.) Nous continuons à discuter ensemble un petit moment, notamment de l’absence d’Eve de Candaulie et de mon regret de ne pas pouvoir discuter avec elle de son livre que je venais de terminer.
Nous leur disons au revoir au sous-sol avec la fatigue de plus en plus présente alors que ça semble être tout le contraire pour les autres protagonistes.

Nous saluons au rez de chaussée Olivier en très bonne compagnie que nous remercions chaleureusement. Nous remercions aussi Z pour son accueil. Gentillesse et professionnalisme. Et nous croisons un des couples avec qui j’avais discuté la veille sur un réseau social. Charmants eux aussi. C'est un peu le problème des pseudos, on discute avec des gens adorables, mais une fois sur place... on fait comment pour les reconnaître? Olivier, tu peux réfléchir à la question, s'il te plaît?

Il paraît que nous aurons raté des séances d’encordages et bien plus encore, mais cette soirée était plus une découverte qu’une soirée coquine, nous le savions dès le départ. La prochaine fois sera beaucoup plus « hot ».

Nous sommes vraiment ravis d’avoir pu découvrir ce lieu si atypique et tellement loin de nos pratiques. Mais la vidéo d’illustration de la Factory montre bien l’esprit. En prenant la chanson de NTM version Brigitte, cela montre qu’un lieu qu’on peut penser à la base très glauque, la chanson originale étant quand même très très loin des standards de la sensualité, peut être sublimé de façon sensuelle et glamour. Maintenant, nous ne sommes pas du tout prêts à y revenir dans son cadre normal, ce n’est pas du tout dans nos fantasmes et désirs coquins. Mais Z a réussi à donner une âme à sa Factory. En tout cas c’est l’impression que j’ai ressentie.

Quant à nos compagnons de soirée, puisque c’est surtout Pa et Laume que nous avons accaparés, c’est un couple qui est à la hauteur de ce qu’ils véhiculent à travers leur blog. Bienveillants, curieux et adorables. Et à travers nos différentes discussions depuis des années, ils étaient exactement comme je me l’imaginais. Elle, une vraie pile électrique dont on sent qu’elle peut disjoncter facilement (dans le bon sens.), sourire malicieux, élégante et avec un caractère bien trempé. Lui, "beau gosse" plus sage mais tout aussi souriant, aussi posé et curieux que je peux l’être souvent. Et visiblement, ils attisent la curiosité chez les autres. Plusieurs fois pendant l’apéro, j’ai entendu : « et là, il y a Palaume » comme s’ils étaient attendus comme le loup blanc. Et comme Pa me doit un « jus de pommes », (une coupe, si tu insistes…) il faudra qu’il y ait une prochaine fois. (Je ne sais pas si le jus de pommes du Taken est bon ou pas. Il faudra que je me renseigne.)

En bonus, voici ce qu’ont raté nos accompagnateurs ce soir là, n’est-ce pas ? " Eh Ben dis donc !"


Il a fallu patienter pour voir le bas, mais le voilà.

Elle ne mentait pas... "le Soleil" s'est couché.
Et en extra bonus, une version live de la chanson titre de ce billet, interprétée par le groupe Brigitte, que je trouve sensuelle à souhait:


Et en extra extra bonus, (comme pour ceux qui lisent les génériques jusqu'au bout) voici d'autres liens parlant de cette soirée... ou parfois la plume est bien meilleure qu'ici... A très bientôt pour de nouvelles aventures:

Palaume: Leur récit...
Avant Tureuse via Adam et son site "Nouveaux Plaisirs" (que malheureusement nous n'avons sûrement croisés que visuellement, même si certaines descriptions nous parlent) : Vu des canapés...
Miss Flo: autre récit féminin: Libertinement Flo

dimanche 26 mars 2017

Un anniversaire à l'usine, 1ère partie.


Il y a quelques mois, nous participions enfin à un de ces fameux apéros organisés par le plus chapeauté des libertins, Olivier. Nous avions passé une excellente soirée à discuter avec nos connaissances. Très souvent, un after est organisé mais cette fois-ci, nous n’avions pu nous y rendre.

Ce mois-ci, l’apéro d’Olivier permettait également de fêter ses 45 ans, et pour l’after, lassé de voir ses convives obligés de se séparer en deux groupes faute de place dans les clubs, il avait décidé de l’organiser dans un lieu assez exceptionnel au sens propre : La Factory.
La Factory est un lieu tenu par Z, qui y organise pour ceux qui le veulent toutes sortes de fantasmes qui vont du gang bang au « public disgrace » ou encore des dîners gastronomiques libertins. La panoplie est très large, mais très souvent assez hard. J’étais très curieux (plus que la miss) de pouvoir voir cet endroit dans d’autres conditions que celles habituelles auxquelles nous ne participons jamais. C’était donc une double occasion, pas question de la manquer.
Donc, malgré notre fatigue extrême de ce mois de mars due à notre travail, nous nous sommes débrouillés pour pouvoir assister à ces deux événements.
L’after est publié sous le nom de « Nuit porte-jarretelle ». Madame n’ayant pas le temps d’en acheter, je me dévoue. Elle hésite un peu en général, trouvant que les bas la « saucissonnent » beaucoup à cause de ses jambes assez musclées. Mais ces bas là ont l’air de très bien lui aller, elle met donc un ensemble Aubade parfait pour l’occasion. Elle est sublime. Elle se pare d’une robe Desigual noire classique mais élégante pour sortir.


En Aubade
Voici déjà le haut... le bas sera pour... plus bas...

Il est déjà tard, et nous venons de terminer notre journée de travail. Il est 21h30 lorsque nous arrivons à l’apéro. Il y a déjà énormément de monde dans ce bar sympathique de Paris. Nous sommes accueillis avec enthousiasme par Olivier, avec sa jovialité habituelle.
Nous prenons un verre au bar mais il y a tellement de monde que l’accès est difficile. Le seul point délicat dans ce genre d’événements c’est que souvent, des groupes qui se connaissent sont déjà formés et il est moins évident de lier connaissance. Mais nous connaissons déjà quelques personnes dans l’assemblée, nous n’avons donc pas trop de mal à nous intégrer. Nous revoyons avec plaisir (ce sont des pseudos, vous l’aurez compris.) Missdactari, toujours aussi souriante, Mr Goormand qui nous présente enfin madame Goormande adorable également… nous revoyons avec plaisir également P., notre héroïne de « Dérapages incontrôlés » et « Retrouvailles », seule cette fois-ci et qui ne participe pas à l’After. Nous croisons Colombe que nous saluons également. Il y avait d’autres couples que nous devions « croiser », et à part Palaume, nous n’arrivons pas à les identifier. Pa et Laume discutent avec deux autres couples donc nous n’allons pas aller les déranger, sachant qu’ils viennent aussi à l’after, nous nous disons qu’on arrivera bien à se croiser plus tard. Nous mangeons donc un morceau tranquillement tous les deux. En ce qui concerne les boissons et la nourriture, le personnel est vraiment à fond et les plats servis sont très bons. Ils sont de plus très accueillants et souriants.

Par contre, le bruit ambiant gêne énormément la miss qui travaille en ce moment dans un environnement assez nocif pour ses oreilles, donc ça n’améliore pas les choses. Nous rediscutons un peu également avec P. qui vient de visiter le club normand que nous affectionnons beaucoup : l’Orphéa.
Nous prenons un café et là, un des hommes seuls présents à l’apéro pose la question utile de la soirée : est-ce que la Factory accepte la CB ? Après renseignement, non, il faut donc prévoir en conséquence. Nous décidons donc d’aller retirer un peu d’argent à un distributeur. Nous y croisons Olivier et une charmante jeune femme. Olivier évoque la ressemblance de la Miss avec une actrice américaine de série. Ce qui est amusant, c’est que ça doit être la vingtième fois qu’on lui fait cette remarque. C’est vrai que c’est assez frappant.
Nous partons ensuite récupérer notre voiture pour rejoindre le lieu de l’After.

A suivre...